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Ce qui se joue réellement sur scène

Le flamenco et les autres danses andalouses à El Palacio Andaluz

Alegrías, guajira, farruca, tangos et le final en sevillanas — ce qu'est chaque palo, et où s'insèrent la séquence Carmen et les sevillanas, danse folklorique en couple, à leurs côtés.

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Six tableaux du programme

TableauCe dont il s'agit
AlegríasUn palo alegre de Cádiz, dansé en bata de cola
GuajiraUn palo plus léger, aux accents cubains, avec éventail et châle
Séquence CarmenUne adaptation flamenco de scènes de l'opéra de Bizet
FarrucaUn solo masculin austère et percussif
TangosUne pièce de groupe plus rapide, présentée deux fois au programme
Sevillanas & buleríaLe finale avec toute la troupe

Le flamenco n'est pas une danse unique — c'est une famille de palos

Le programme publié d'El Palacio Andaluz nomme douze palos distincts au fil de la soirée, des alegrías et soleá aux seguiriyas et bulería. Chacun possède son propre rythme, sa propre ambiance et son costume traditionnel, plutôt que d'être une variation d'un seul style flamenco — c'est en partie pourquoi le spectacle compte seize pièces plutôt que trois ou quatre.

Les alegrías s'ouvrent sur la robe, pas sur le jeu de pieds

La bata de cola — la longue traîne à volants portée dans les alegrías — est tout aussi essentielle à la pièce d'ouverture que les pas : la danseuse travaille la traîne elle-même comme partie intégrante de la chorégraphie, la faisant balayer et claquer en rythme avec la guitare.

La guajira est le morceau le plus léger, aux accents cubains

La guajira puise dans la famille des palos d'ida y vuelta — des formes flamenco façonnées par les échanges de l'Espagne coloniale avec Cuba — et se danse avec un éventail pliant et un châle plutôt qu'avec des castagnettes, ce qui lui confère un caractère nettement plus doux que les morceaux qui l'entourent.

La séquence Carmen relève du classique espagnol, non de l'opéra chanté

L'adaptation de la Carmen de Bizet proposée par le spectacle est interprétée en danse et en jeu de castagnettes plutôt qu'en extraits d'opéra chantés — un morceau du répertoire classique espagnol lu par la même compagnie qui interprète les palos flamenco qui l'entourent, et non un interlude opératique à part.

La farruca est le solo le plus dépouillé de la soirée

Là où les alegrías et la guajira misent sur le costume et les accessoires, la farruca est un solo masculin dansé sans éventail, châle ni traîne — juste un jeu de pieds percussif face à la guitare, généralement les quelques minutes les plus épurées de tout le programme.

Les sevillanas ne sont pas du flamenco du tout

Le final du spectacle, les sevillanas, relève techniquement d'une forme de danse folklorique andalouse distincte — dansée en couples, selon une séquence fixe en quatre parties, et surtout connue comme la danse de la Feria de Abril de Séville chaque mois d'avril, plutôt que comme un palo flamenco. Clore le spectacle sur cette danse, aux côtés d'une bulería interprétée par toute la compagnie, intègre une forme folklorique que les Sévillans dansent eux-mêmes dans un programme majoritairement composé de palos de scène.

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